MORPHINE INTRA-THÉCALE COMBINÉE À LABUPIVACAÏNE VERSUS MORPHINE COMBINÉE À LALÉVOBUPIVACAÏNE EN CHIRURGIE TRAUMATOLOGIQUEDES MEMBRES INFÉRIEURS : ÉTUDE DE COHORTE À HEALAFRICA
KAVIRA NDASISIMA Nicole
ISETM-V En collaboration avec GREAT LAKES UNIVERSITY OF KISUMU
- Identifier
- ASPIRE-PP-2026-002
- Deposited on
- 4 September 2026
- Discipline
- Anesthésie et Réanimation
Preprints not yet peer reviewed. They are not a formal scientific publication.
Introduction :
L’optimisation de l’analgésie postopératoire en chirurgie orthopédique est un enjeu majeur pour
la réhabilitation précoce. Cette étude compare l’efficacité et la tolérance de la morphine
intrathécale associée à la bupivacaïne versus la lévobupivacaïne à l’hôpital HEAL Africa
(Goma), entre janvier et juillet 2025. Elle visait à comparer l’intensité de la douleur (EVA),
déterminer la durée d’analgésie, évaluer la consommation d’antalgiques de secours et identifier
les facteurs influençant la tolérance.
Matériel et Méthodes :
Il s’agit d’une étude de cohorte prospective à visée analytique incluant 99 patients opérés pour
fractures du fémur ou du tibia. L’analyse statistique a utilisé le test de Log-Rank (Kaplan
Meier) pour la survie analgésique, l’ANOVA à mesures répétées pour l’évolution de la douleur,
et des modèles de régression (linéaire et logistique) pour identifier les prédicteurs indépendants
(p < 0,05). La performance discriminative a été évaluée par une courbe ROC.
Résultats :
La cohorte présentait une prédominance masculine (66,7 %) avec un âge moyen de 39,0 ans.
La lévobupivacaïne a démontré une supériorité marquée avec une durée médiane d’analgésie
de 35 heures contre 26 heures pour la bupivacaïne (p < 0,001). La courbe ROC a révélé une
performance prédictive excellente (AUC = 0,965) avec un seuil optimal discriminant les deux
protocoles à 32 heures (Sensibilité 86,3 % ; Spécificité 100 %). Si l’intensité douloureuse
immédiate est comparable (p = 0,965), la lévobupivacaïne offre une meilleure tolérance avec
moins de nausées (p = 0,012), de prurit (p < 0,001) et de rétention urinaire (p = 0,008). Le
recours aux opioïdes à 48h était significativement plus faible dans le groupe lévobupivacaïne
(28,8 % vs 61,7 % ; p = 0,002).
Conclusion :
L’association morphine-lévobupivacaïne est plus performante et mieux tolérée que le protocole
classique. Sa supériorité est confirmée par une discrimination statistique quasi parfaite de la
durée d’action. Nous recommandons son intégration systématique dans les protocoles de
service, couplée à une analgésie multimodale de relais.
Mots-clés : Lévobupivacaïne, Morphine intrathécale, Courbe ROC, Analgésie postopératoire,
HEAL Africa.
Cite this work
KAVIRA NDASISIMA Nicole. MORPHINE INTRA-THÉCALE COMBINÉE À LABUPIVACAÏNE VERSUS MORPHINE COMBINÉE À LALÉVOBUPIVACAÏNE EN CHIRURGIE TRAUMATOLOGIQUEDES MEMBRES INFÉRIEURS : ÉTUDE DE COHORTE À HEALAFRICA. ISETM-V En collaboration avec GREAT LAKES UNIVERSITY OF KISUMU; 2026. Prépublication ASPIRE ASPIRE-PP-2026-002. https://aspire-science.org/memoires/morphine-intra-thecale-combinee-a-labupivacaine-versus-morphine-combinee-a-lalevobupivacaine-en-chirurgie-traumatologiquedes-membres-inferieurs-etude-de-cohorte-a-healafrica/